Emprise mentale : prouver quand la victime semble consentante
À partir d’une enquête menée auprès des parents d’une jeune femme de dix-huit ans ayant brutalement rompu tout lien familial après un enrôlement progressif dans un mouvement spirituel diffus, cet article interroge les nouvelles formes de l’emprise mentale à l’ère numérique. En écho à l’analyse publiée par The Economist, il montre comment les influenceurs ont remplacé les gourous, comment Internet est devenu un vecteur central d’endoctrinement, et surtout pourquoi la preuve judiciaire de l’emprise reste aujourd’hui l’un des défis majeurs, lorsque la victime semble consentante et revendique ses choix.